Lénarchie, fléau politique
La qualité de nos présidentiables socialistes n’est pas à démontrer ; tous ont des atouts, des compétences. Pourtant plusieurs d’entre eux, notamment parmi le dernier cercle des candidatures crédibles (j’en retiens volontairement trois Royal, Fabius et Strauss bien sûr), cultivent à mon sens un des plus grands travers de la vie politique moderne : la sur représentation des hauts fonctionnaires formés à l’ENA.
L’avantage de Dominique STRAUSS-KAHN est d’être un universitaire et un homme de dossiers. Ses connaissances et ses réseaux internationaux lui confèrent également une autre stature, la stature d’un homme d’Etat. Car il ne suffit pas pour présider de s’en remettre aux conseils avisés de telle ou telle caste. Un chef d’Etat a d’autres obligations qu’un ministre de l’Agriculture ou des Transports.
Un président qui sait écouter, s’entourer certes mais surtout un président qui sûr de ses convictions sache trancher, voilà ce dont nous avons besoin !
Pour mettre un terme à 12 ans de règne de Chirac destructeur pour nos institutions, nous devons réinsuffler une vision politique pour notre pays en Europe et dans le monde.
Nous n’avons pas besoin d’un énarque de plus, nous avons besoin d’un politique, nous avons besoin de Dominique STRAUSS-KAHN !