VOICI POURQUOI JE VOTERAI DSK
Par Bernard POIGNANT, Député européen (président de la délégation socialiste française au Parlement européen.
Ce texte a été publié sur son site
Pour représenter le Parti Socialiste à l’élection présidentielle de 2007, je souhaitais Lionel Jospin d’abord,
Faut-il privilégier l’idée du renouvellement du personnel politique ? Les trois candidats ont été ministres des gouvernements de François Mitterrand et de Lionel Jospin. Ce ne sont pas des poussins d’un jour et ce critère ne me parait donc pas pertinent.
Faut-il penser « génération » et donc s’appuyer sur l’âge ? Je n’ai jamais cru que ce paramètre valait pour la Présidence de la République. De plus il faut un écart de 15 à 20 ans pour parler de génération différente. Or il n’y a que sept ans entre le plus âgé et la plus jeune. Voilà encore un argument qui tombe.
Faut-il faire intervenir le critère du sexe ? C’est le moins bon de tous. Si j’avais été anglais en 1979, j’aurais préféré un vieil homme travailliste à une jeune femme conservatrice du nom de Margaret Thatcher. De même il y a beaucoup d’hommes que je ne veux pas voir occuper la Présidence de la République Française. Je ne confonds pas la défense de la parité avec la pertinence d’une politique.
Faut-il privilégier l’expérience et la compétence ? A cet aune, ils en ont tous les trois mais à des degrés divers. Incontestablement
Faut-il privilégier l’implication dans le Parti Socialiste ?
Faut-il choisir entre celui et celle qui colle le plus au contenu du projet socialiste ? Dans ce cas
Faut-il voter sur la ligne politique qu’offre chacun des candidats ? C’est ma préférence. Encore faut-il la décrypter.
Ségolène Royal est plus difficile à situer. Des trois candidats elle incarne la victoire de 2004 aux élections régionales même si nous la devons d’abord à
Dominique Strauss-Kahn a pris une position plus claire et plus prometteuse. Il se dit socialiste français, membre de la social-démocratie européenne même si j’ai une divergence avec lui sur l’ampleur de l’élargissement et les futures limites de l’Union européenne. Mais sa position politique me convient, même s’il aurait mieux fait de la donner au Congrès du Mans en novembre 2005. Il veut reprendre l’esprit de la victoire de Lionel Jospin en 1997 : « On promet ce l’on pourra tenir, on dit ce que l’on fait et l’on fait ce que l’on dit ». Ce n’est pas toujours possible car des évènements viennent parfois l’en empêcher. Je préfère cependant cet état d’esprit à tout autre. C’est pourquoi je lui apporterai ma voix le 16 novembre prochain dans la section de Quimper.
le 11/10/06
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