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DSK2007
Le portail de la campagne Web de DSK !
Retrouvez sur ce site : les engagements de DSK, les comités de soutien, les discours et les propositions du candidat socialiste... et surtout l'HYMNE de campagne !
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"Les responsables socialistes d’aujourd’hui ont à exercer leur droit d’inventaire sur nos années 1997-2002, comme je l’avais jadis fait sur nos années Mitterrand. Ce n’est pas seulement un droit. C’est un devoir. Avant de faire de nouvelles propositions, ils doivent savoir sur quoi s’appuyer, ce qu’ils doivent reprendre et ce qu’ils doivent changer", affirme M. Jospin. A propos des 35 heures, l’ex-chef du gouvernement juge que "nous avons commis une erreur sur un point : nous n’aurions pas dû faire les 35 heures à l’hôpital, tant que le personnel nécessaire n’était pas recruté et formé. Pour le reste, les 35 heures ont constitué un compromis raisonnable". S’il n’est "pas favorable au protectionnisme", M. Jospin estime qu’"il faut tempérer le libre échangisme". "La Chine, analyse-t-il, nous soumet à une compétitition sur les bas salaires d’une échelle sans précédent. Nous devons défendre nos intérêts. L’Europe doit préserver son propre marché intérieur car si elle devait se fondre dans une immense zone de libre échange, je ne vois pas très bien ce qu’il en resterait". L’ex-dirigeant socialiste affirme aussi que pour sortir du "blocage" de l’Union européenne, il faut "trouver un compromis budgétaire pour la période 2007-2013". Cela passe "naturellement", réaffirme-t-il, par des concessions sur la PAC. "La France est la première puissance agricole de l’Europe, ajoute M. Jospin. C’est à elle de donner le la. Proposons un nouveau modèle agricole. Faisons des concessions à condition d’obtenir, en contrepartie, des avancées sur le chèque britannique et sur les services publics. Cessons d’être sur la défensive ! (...)". Revenant sur la crise des banlieues, l’ex-chef du gouvernement déclare que "le ministre de l’Intérieur peut bien soigner sa popularité en faisant des rodomontades, ce qui s’est passé pendant vingt jours a signé l’échec de sa politique de sécurité". Selon M. Jospin, "il ne faut pas flatter les peurs", un avertissement qu’il adresse "à la droite sur la sécurité et à une partie de la gauche sur la mondialisation". |
Campagne d'adhésion au parti socialiste : la carte est à 20 euros jusqu'au 1er juin !
Un bon moyen pour s'assurer de la victoire de DSK, contribuer à sa désignation au sein du PS en novembre prochain !
Voilà que le PS ne choisit plus ses candidats sur des idées !
A croire que c'est TF1, l'IFOP qui vont nous dire qui présenter... A les entendre, il n'y a qu'une solution : Ségolène Royal.
Permettez-moi de douter de la capacité de cette dernière à sortir de sa ligne réac (l'appui des amis de julien dray ne devrait pas l'y aider non plus) et à incarner une vision de la France et du socialisme un peu originale.
je me permets de renvoyer au blog du camarade député jean-christophe cambadélis qui explique très bien "pourquoi dsk ?"
c'est bientôt parti, demain les strauss-kistes seront sur le pont dans toute la France pour lancer la campagne interne !
Qui a dit : "il était temps" ?
Un texte un peu long (sic) mais qui permet une belle mise-à-jour du blog avant d'aller préparer la réunion du 4 mai dans ma fédération. Je l'ai repiqué sur psinfo.net. Il s'agir de la contribution générale déposée par Laurent Baumel et synthétisant la pensée strausskhiste au congrès de 2005.
Contribution générale au congrès national du Mans du Parti socialiste présentée par Laurent Baumel, Olivier Ferrand, Vincent Feltesse, Gilles Finchelstein et Pierre-Antoine Molina
juillet 2005
Les congrès sont toujours des moments importants dans la vie des socialistes. Mais le congrès du Mans, le 18 novembre prochain, s’annonce comme un rendez-vous crucial pour notre avenir collectif.
Avec le 29 mai 2005, un nouveau coup de tonnerre a éclaté sur la France et l’Europe.
Nous devons en tirer les leçons. Nous n’avions pas pu le faire pleinement à Dijon, au lendemain du 21 avril 2002 : la priorité, après le choc, était au rassemblement. C’était légitime. A la veille de 2007, l’unité des socialistes reste toujours indispensable. Mais elle ne peut se faire, cette fois, au détriment de la clarté et des idées.
Car le message des Français, en ces deux occasions, est limpide : « Vous ne répondez pas à nos problèmes. Nous nous enfonçons dans la crise et vous êtes incapables de nous en sortir ».
Le congrès doit donc être un congrès de projet : trouver les clés pour sortir de la crise, tracer un chemin pour la France et l’Europe de demain.
Il y a là urgence et nécessité.
Urgence car 2007 approche à grands pas et peu a été fait ou dit à ce stade. Nous n’avons que trop perdu de temps.
Nécessité électorale parce que le retour du balancier vers la gauche en 2007 ne sera pas automatique. Les Français rejettent certes la droite au pouvoir mais il nous reste à incarner une alternative. Nous devons redonner l’espoir qu’une autre politique est possible. Ce sera d’autant plus nécessaire que l’alternative pourrait s’incarner au sein même de la droite, avec un candidat doté d’un programme libéral-sécuritaire cohérent.
Nécessité politique parce que notre but ne saurait être seulement de reconquérir le pouvoir, mais aussi d’y réussir. Nous voulons être utiles aux Français. Nous voulons changer la vie - en mieux.
Pourtant, nous le sentons tous, la maturation de notre projet socialiste est difficile. C’est que nos débats se heurtent à une double impasse.
Il y a d’un côté les illusions de la protestation.
Nous voulons tous trouver des solutions radicales aux problèmes des Français. Répondre pleinement aux angoisses des classes populaires. Renverser ce monde injuste. Réunir toute la gauche dans ce combat.
Mais aujourd’hui, cette radicalité se limite à une dénonciation sans solution. Elle se dissout dans la protestation. C’est une voie illusoire. La protestation empêche d’agir sur le réel : face à la virulence de la dénonciation, les propositions ne sont jamais assez radicales, jamais « assez à gauche ». Elle débouche sur le mensonge « molletiste », avec un grand écart entre le discours contestataire dans l’opposition et la pratique gestionnaire une fois au gouvernement. Si nous la choisissions, nous serions vite confrontés aux illusions que nous aurions semées et notre échec au pouvoir serait garanti. Plus fondamentalement encore, la défiance démocratique actuelle, aggravée par dix ans de chiraquisme, invite à en finir résolument avec toutes les formes de désinvolture électoraliste.
C’est aussi une voie incertaine. Incertaine sociologiquement : il n’y a pas deux France, une « France d’en bas » qui protesterait contre la « France d’en haut ». Il y a une France fragmentée, diverse, multiple, une France qui souffre et qui attend un discours positif de cohésion sociale. Incertaine politiquement, aussi. Le vote protestataire est certes pour l’essentiel le vote des couches populaires. Mais il mêle notamment électeurs de gauche et électeurs d’extrême droite. Sera-t-il séduit par les accents protestataires - a fortiori artificiels - qui émaneraient d’un candidat socialiste ? Nous ne le pensons pas : les couches populaires manifestent leur indignation mais elles attendent de nous des solutions et une vision.
Nous avons vu l’ensemble de ces mécanismes à l’oeuvre lors de la campagne référendaire. Il faut respecter le résultat des urnes. Il faut aussi dépasser le clivage entre le « oui » et le « non ». Mais nous ne pouvons que regretter que le désir de protester contre l’Europe telle qu’elle se construit - trop libérale, trop technocratique, trop rapidement élargie - l’ait emporté sur la volonté de progresser avec un texte qui constituait pourtant le meilleur compromis jamais arraché par la social-démocratie face à la droite européenne. Protestation illusoire : le « non » l’a emporté et il n’y a pas de plan B, pas de renégociation. Nous revenons à une situation moins favorable. Nous n’avons pas servi les intérêts objectifs de notre électorat. Protestation inefficace : le « non » est un acte de refus, il n’est pas fédérateur autour d’un projet, il n’a pas créé d’alternative.
Mais il y a de l’autre côté l’impuissance du réformisme « vide ».
Le réformisme sans contenu est aussi une impasse. Il se désagrège dans le pragmatisme gestionnaire, le discours technocratique, le désert intellectuel. Il se corrompt dans le social-libéralisme, l’accompagnement compassionnel du néolibéralisme. Il retarde, sans l’empêcher, la dégradation de notre modèle de société au profit du modèle néo-libéral. Il n’offre aucune espérance et alimente, comme dans un jeu de miroir, l’attractivité du discours protestataire.
Nous devons sortir de ce tête à tête mortel entre des révolutionnaires sans révolution et des réformistes sans réformes !
Si nous nous heurtons à ces impasses, si nous peinons à définir notre projet, c’est qu’il s’inscrit dans une matrice idéologique épuisée. Une matrice qui ne correspond plus aux défis du monde contemporain - ceux de la mondialisation et des mutations du capitalisme, du chômage de masse, de la fragmentation sociale, du vieillissement démographique, des nouvelles menaces écologiques, des désordres stratégiques de l’après-11 septembre...
Tel est l’enjeu du congrès du Mans : rénover la matrice idéologique du socialisme. Refonder notre identité. Répondre à cette question fondamentale : qu’est-ce qu’être socialiste au XXIème siècle ? Telle est la tâche qui nous attend si nous voulons de nouveau être capables de sortir le pays de la crise, si nous voulons être utiles aux Français.
Il nous faut réinventer le socialisme.
Nous proposons une nouvelle identité socialiste : le « réformisme radical ». Réformisme, parce que nous acceptons les contraintes du réel, la politique des petits pas : tout progrès, même modeste, même frustrant, est bon à prendre. Radical, car nous voulons mobiliser les énergies pour « changer la vie ». Nous voulons signifier le retour du volontarisme politique. Le socialisme ne saurait être une subordination de la justice sociale au marché, c’est une confrontation. Cette confrontation est toujours possible aujourd’hui, nous ne sommes pas condamnés à l’impuissance.
Nous proposons un nouveau projet socialiste : le socialisme de l’émancipation. Nous vivons la fin du cycle idéologique de l’après-guerre. Notre logiciel y est fondé sur la logique de la réparation : nous laissons le capitalisme produire la richesse, et nous corrigeons les inégalités qu’il produit à travers la redistribution de l’Etat-providence. Cette logique exclusive ne fonctionne plus. Les inégalités prolifèrent à nouveau, de nouveaux dégâts - écologiques, stratégiques - sont générés par la mondialisation, il est de plus en plus difficile de les corriger a posteriori. L’Etat-providence est débordé.
La réparation doit rester au coeur de notre action : ce n’est pas au moment où le capitalisme renforce ses effets pervers qu’il faut baisser la garde. L’effort redistributif de l’Etat-providence doit être accru. Mais il faut ajouter un deuxième étage à la fusée : la prévention. Le socialisme ne doit plus seulement corriger a posteriori les désordres de l’activité humaine, il doit empêcher leur apparition. Pour cela, il doit les attaquer à la racine. Au sein du système productif : en cela il renoue avec le « socialisme de la production » du XIXème siècle, celui des luttes sociales dans l’entreprise. Mais aussi en amont du système productif, au sein de la société, pour éradiquer les inégalités de départ qui surdéterminent les destins individuels. Selon que l’on naît à Neuilly, Montreuil ou Vaux-en-Velin, les jeux sont faits d’avance, les destins scellés. Pour casser cette fatalité, le socialisme doit changer de paradigme. Il doit passer de l’égalité formelle à l’égalité réelle des chances : « donner plus à ceux qui ont moins », concentrer les moyens publics sur ceux qui en ont le plus besoin. C’est le socialisme de l’émancipation : il vise à redonner à chacun la maîtrise de son destin.
Nous proposons un nouveau levier d’action : l’Europe, notre bras armé dans la mondialisation. Notre horizon de socialistes, c’est désormais le monde : les enjeux sont planétaires. Pour pouvoir les réguler, nous devons construire un outil à leur mesure : l’Europe politique.
Cette redéfinition de l’identité socialiste est notre enjeu collectif dans le congrès du Mans. Par ce texte de contribution, nous n’avons pas d’autre ambition que de répondre à l’appel du premier secrétaire pour un congrès de projet. Nous nous situons pleinement dans le cadre du rassemblement qui s’organise autour de lui.
Un grand nombre d’entre nous appartiennent à la génération qui a grandi avec la gauche au pouvoir et la mondialisation. Nous n’avons pas eu le temps de partager les illusions du communisme et de la Révolution. Nous avons aussi constaté que le réformisme « vide » était une impasse, qu’il engendrait la désillusion.
Aujourd’hui, nous estimons que l’invention de ce réformisme assumé, actualisé et radical, dont le mouvement socialiste et la gauche toute entière ont besoin, est aussi notre affaire. Nous proposons une reformulation idéologique, autour du socialisme de l’émancipation. Nous en donnons quelques illustrations programmatiques, pour montrer sa capacité réformatrice. Nous pensons qu’un renouvellement des pratiques politiques - dans le parti comme dans la République - est nécessaire.
L’unité et le rassemblement des socialistes autour d’une ligne politique claire devront se faire le moment venu, au stade des motions et de la synthèse. Mais, en amont, la phase des contributions doit permettre un débat vivant et ouvert à tous les apports. Nous voulons juste proposer le nôtre.
I - L’ENJEU DU CONGRÈS :
REFONDER L’IDENTITÉ SOCIALISTE
Même source psinfo.net pour ce discours très mobilisateur du samedi matin. un bon tour de chauffe avant l'explosion militante lors de l'intervention de DSK en fin d'après-midi.
Par Jean-Christophe Cambadélis, Député de Paris
Chers camarades, la France va mal, et la gauche n'est pas au mieux. La France va mal et la question n'est pas simplement, pas exclusivement, pas totalement sociale. La France vit une crise d'identité, et son modèle est miné, attaqué.
Les Français sont bridés par le libéralisme dans leur désir d'entreprendre, de créer, d'innover. Les Français sont relégués par l'explosion des inégalités. Où qu'ils se tournent, ils butent sur le mur du marché.
Dubitatifs sur l'amélioration de leur quotidien, mais aussi sur les lendemains qui changent, la France et les Français doutent, et le doute envahit toutes les sphères de la société, alors s'installe une forme de démocratie punitive où le ressentiment le dispute à l'amertume.
Jacques Chirac porte l'immense responsabilité de la dépression française, car il a trop promis et peu tenu. Il a promis de réduire la fracture sociale, il a imposé la fracture libérale, il a surfé sur l'insécurité, et elle vient aujourd'hui tout ruiner.
Quand on voit M. Barroso oser traiter la France comme il le fait, on se dit que, jamais, sous de Gaulle ou sous Mitterrand, on n'en serait arrivé là. Non M. Barroso, la France n'a pas besoin de votre chèque, mais la France a besoin d'une politique européenne antilibérale.
Les Français, peuple héroïque, audacieux, courageux, batailleur, est un peuple facile à troubler, disait déjà Gambetta. Et ne nous trompons pas, la France qui émerge des bruines de la crise n'est pas la France que nous aimons le mieux. Cette France-là a peur. Alors la conjoncture est redoutable, car les Français ont peur lorsqu'ils ne croient pas en leur avenir, lorsqu'ils doutent de la gauche, comme d'eux-mêmes.
Ils se jettent dans les bras d'un homme, grand ou petit qui a l'image de l'énergie, et le masque de l'ordre. Cet homme, nous le connaissons. Stefan Zweig, qui n'aimait pas les politiques, mais écrivait beaucoup sur eux disait : « Il y a deux ordres de politiciens, ceux qui pêchent en eau trouble, les plus nombreux, et puis ceux qui troublent l'eau pour pêcher. » Eh bien j'accuse Nicolas Sarkozy d'avoir troublé la France pour pêcher la présidentielle. Nous l'accusons d'avoir délibérément, consciemment, consciencieusement provoqué l'incident verbal qui a créé les conditions de l'explosion.
Nicolas Sarkozy sait ce que parler veut dire, il connaît le poids des mots, le choc des symboles. Il était informé de l'exaspération, du dénuement, de la désespérance des banlieues, il a voulu l'amalgame entre les minorités délinquantes et les banlieues déshérentes. Son but, c'est d'abord de ruiner l'image de son Premier ministre concurrent pour amener toute la droite sur son terrain : la sécurité. Puis il a demandé le couvre-feu comme on demande la confiance, et il ne va pas s'arrêter là, il va s'attaquer au Code de la nationalité. Il sait que le consensus national est fait sur le terrorisme et c'est tant mieux. Mais il va aller plus loin. Écoutez tous les revanchards de 1968, les aigres de 1981, écoutez-les jubiler autour du regroupement familial, de la matrice islamique des banlieues. Ils préparent le terrain à Nicolas Sarkozy.
Mes amis, nous n'avons pas repoussé en bloc Le Pen pour se faire refiler des bouts de sa position.
C'est une grande offensive d'une grande ampleur qui vient sous le couvert de la sécurité pour éviter la confrontation sociale. Mais le but, nous le connaissons. Nicolas Sarkozy l'a affirmé à sa façon, la remise en cause de notre modèle, de notre modèle social évidemment. Mais la République française, pour Nicolas Sarkozy, la République, c'est pour lui la liberté de s'enrichir. Pour lui, l'égalité est une servitude et la fraternité est celle des communautés. Il ne s'arrêtera pas en si bon chemin. Une fois installé aux commandes, ce sera pour lui l'occasion d'un tsunami libéral. Une espère de droite poutinienne est en train de naître. Il utilise les peurs légitimes pour obtenir un libéralisme illégitime.
En face, le peuple de gauche n'est qu'un agrégat des peuples désunis. Le syndrome du 21 avril n'est pas totalement dissipé. Pas simplement parce qu'il y aurait dans la tête une prétendue capitulation face au libéralisme. Pas totalement, parce que certains se complaisent dans la seule contestation, mais parce que le doute s'est insinué dans toute la gauche et dans la gauche elle-même.
Peut-on changer réellement l'ordre des choses ? Une gauche réaliste et durable est-elle possible ? Les Français ne boudent pas la gauche. Ils ne la voient pas venir, ils ne la voient pas tenir. Ils ne voient pas le chemin concret de la gauche vers une alternative. Ils ne voient que des mots, un déluge de mots. Voilà pourquoi notre projet est si important, un projet qui ne soit ni ce que fait la droite, ni ce que fit la gauche, un projet concret, socialiste, c'est-à-dire qui se fixe comme horizon la domestication écologique et sociale de l'économie de marché. Mais un projet qui invite à un vivre ensemble. Nous voulons défendre les nôtres, nous ne voulons pas du tout-marché, mais nous voulons une société, camarades.
Jaurès avait déjà, et depuis longtemps réglé le problème et le débat entre la défense de la classe ouvrière et de la République. Nous ne sommes pas des syndicalistes. Nous partageons leur combat et nous fêterons le centenaire de la charte d'Amiens.
Mais nous ne croyons pas depuis longtemps que la grève générale règle tout. Nous voulons transformer par la loi la société. Nous voulons une société juste qui rende notre modèle efficace.
Le projet est indispensable, mais il faut une gauche durable. La durabilité de l'action de la gauche est une question démocratique, et nous ne pouvons pas l'obtenir sans le rassemblement. Moi, je crois au rassemblement. Quels que furent nos débats, et je n'oublie rien, quels que furent nos désaccords, et ils sont toujours là, il faut travailler à surmonter les querelles subalternes pour se concentrer sur l'essentiel. Nous sommes ouverts tout en étant majoritaires.
Lorsque je lis que, somme toute, les divergences sont minimes maintenant, que la matrice socialiste est commune, j'ai envie de dire merci à la majorité du Parti. Lorsque j'entends à cette tribune, qu'il n'y a pas d'une part un socialisme d'accompagnement et de l'autre la vraie gauche, j'ai l'impression que la majorité du parti est passée par-là.
Lorsque je vois les sourires retenus, les embrassades de tribune, j'ai envie de vous dire la majorité du Parti, vous avez souffert, vous avez tenu bon, vous avez été patients, mais maintenant, vous tenez le bout. Vous êtes les commandeurs de l'union.
Maintenant que se sont dissipés les miasmes de la division, maintenant que les socialistes ont une orientation, un cap, que dis-je, une colonne vertébrale, de toute façon, quelles qu'en soient les formes, l'union est en marche, l'union est au rendez-vous du Mans, elle changera le PS, elle transformera la gauche. Elle nous permettra de dire au peuple de France qui nous regarde : le Parti socialiste est de retour.
Le PS c'est notre maison commune. Au nom de son unité, j'ai été appelé à respecter des disciplines de parti voire de motion qui ne m'ont pas toujours enchanté.
J'ai soutenu sans faiblir le Premier secrétaire François Hollande pendant des années. Mais là c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase.
Après une synthèse du Mans plus articielle encore que la cote de popularité de certains, le camarade premier secrétaire et son entourage politico-familial voudrait faire main basse (avec ou sans son accord, on n'arrive plus bien à suivre) sur le PS et désigner sur tapis vert leur candidat(e) ?!!?
De qui se moque-t-on ?
La seule solution c'est le débat. Du débat ressortira in fine qui est le meilleur pour porter les couleurs socialistes (et redonner des couleurs au ps par la même occasion).
Pour moi pas de mystère c'est DSK !
Alors que la loi Sarkozy était votée hier par les députés UMP et que le groupe PS (DSK en tête) s'opposait, une absence était remarquée. Celle de Ségolène Royal qui non contente d'avoir toujours éviter de s'exprimer sur cette question, a carrément séché le vote !
Elle devait certainement être en train de prendre un café avec Bayrou. de toute façon c'est bien connu les étrangers ne votent pas. J'espère que les militants PS, associatifs et syndicalistes qui ont manifesté amedi contre la loi sarkozy de réforme du ceseda s'en souviendront en novembre !
Voici le détail du vote transmis par l'Assemblée nationale :
ANALYSE DU SCRUTIN N° 979 - Séance du 17 mai 2006
SCRUTIN PUBLIC SUR : l'ensemble du projet de loi relatif à l'immigration et
à l'intégration
Nombre de votants : 546
Nombre de suffrages exprimés : 531
Majorité absolue : 266
Pour l'adoption : 367
Contre : 164
L'Assemblée nationale a adopté
GROUPE : U.M.P (364)
POUR : 351
MM. Jean-Claude Abrioux, Bernard Accoyer, Manuel Aeschlimann, Alfred Almont,
Pierre Amouroux, Jean-Paul Anciaux, Philippe Auberger, Jean Auclair, Bertho
Audifax, Mme Martine Aurillac, MM. Patrick Balkany, Edouard Balladur, Jean
Bardet, Mmes Brigitte Barèges, Sylvia Bassot, MM. Patrick Beaudouin, Joël
Beaugendre, Jean-Claude Beaulieu, Jacques Bénisti, Jean-Louis Bernard, Marc
Bernier, André Berthol, Jean-Michel Bertrand, Jean-Yves Besselat, Gabriel
Biancheri, Jérôme Bignon, Jean-Marie Binetruy, Claude Birraux, Etienne
Blanc, Emile Blessig, Roland Blum, Jacques Bobe, Yves Boisseau, Marcel
Bonnot, René Bouin, Roger Boullonnois, Bruno Bourg-Broc, Mme Chantal
Bourragué, MM. Loïc Bouvard, Michel Bouvard, Mmes Josiane Boyce, Françoise
Branget, MM. Ghislain Bray, Victor Brial, Philippe Briand, Jacques Briat,
Mme Maryvonne Briot, M. Bernard Brochand, Mme Chantal Brunel, MM. Michel
Buillard, Yves Bur, Christian Cabal, Dominique Caillaud, François Calvet,
Bernard Carayon, Pierre Cardo, Antoine Carré, Gilles Carrez, Richard
Cazenave, Mme Joëlle Ceccaldi-Raynaud, MM. Jean-Yves Chamard, Hervé de
Charette, Jean-Paul Charié, Jean Charroppin, Jérôme Chartier, Roland
Chassain, Luc Chatel, Gérard Cherpion, Jean-François Chossy, Jean-Louis
Christ, Dino Cinieri, Philippe Cochet, Georges Colombier, Mme Geneviève
Colot, MM. François Cornut-Gentille, Alain Cortade, Louis Cosyns, René
Couanau, Edouard Courtial, Jean-Yves Cousin, Alain Cousin, Yves Coussain,
Jean-Michel Couve, Charles Cova, Paul-Henri Cugnenc, Olivier Dassault,
Marc-Philippe Daubresse, Bernard Debré, Jean-Claude Decagny, Christian
Decocq, Jean-Pierre Decool, Bernard Deflesselles, Lucien Degauchy, Francis
Delattre, Richard Dell'Agnola, Patrick Delnatte, Jean-Marie Demange, Yves
Deniaud, Bernard Depierre, Léonce Deprez,
Jean-Jacques Descamps, Patrick Devedjian, Eric Diard, Jean Diébold, Michel
Diefenbacher, Jacques Domergue, Jean-Pierre Door, Dominique Dord, Guy Drut,
Jean-Michel Dubernard, Philippe Dubourg, Gérard Dubrac, Jean-Pierre Dupont,
Nicolas Dupont-Aignan, Mme Marie-Hélène des Esgaulx, MM. Pierre-Louis
Fagniez, Francis Falala, Yannick Favennec, Georges Fenech, Philippe Feneuil,
Jean-Michel Ferrand, Alain Ferry, Daniel Fidelin, André Flajolet,
Jean-Claude Flory, Jean-Michel Fourgous, Marc Francina, Mme Arlette Franco,
MM. Pierre Frogier, Yves Fromion, Claude Gaillard, Mme Cécile Gallez, MM.
René Galy-Dejean, Daniel Gard, Jean-Paul Garraud, Daniel Garrigue, Claude
Gatignol, Jean de Gaulle, Jean-Jacques Gaultier, Guy Geoffroy, Alain Gest,
Jean-Marie Geveaux, Franck Gilard, Bruno Gilles, Georges Ginesta,
Charles-Ange Ginesy, Jean-Pierre Giran, Maurice Giro, Louis Giscard
d'Estaing, Claude Goasguen, Jacques Godfrain, François-Michel Gonnot,
Jean-Pierre Grand, Mme Claude Greff, MM. Jean Grenet, Gérard Grignon,
François Grosdidier, Mme Arlette Grosskost, M. Serge Grouard, Mme Pascale
Gruny, MM. Louis Guédon, Jean-Claude Guibal, Lucien Guichon, François
Guillaume, Jean-Jacques Guillet, Christophe Guilloteau, Gérard Hamel,
Emmanuel Hamelin, Joël Hart, Michel Heinrich, Pierre Hellier, Michel
Herbillon, Pierre Hériaud, Patrick Herr, Antoine Herth, Henri Houdouin,
Philippe Houillon, Jean-Yves Hugon, Sébastien Huyghe, Denis Jacquat, Edouard
Jacque, Christian Jeanjean, Yves Jego, Mme Maryse Joissains-Masini, MM. Marc
Joulaud, Alain Joyandet, Dominique Juillot, Didier Julia, Mansour Kamardine,
Aimé Kergueris, Christian Kert, Mme Nathalie Kosciusko-Morizet, MM. Jacques
Kossowski, Patrick Labaune, Marc Laffineur, Jacques Lafleur, Mme Marguerite
Lamour, MM. Robert Lamy, Edouard Landrain, Pierre Lang, Pierre Lasbordes,
Thierry Lazaro, Mme Brigitte Le Brethon, MM. Robert Lecou, Jean-Marc
Lefranc, Marc Le Fur, Jacques Le Guen, Michel Lejeune, Pierre Lellouche,
Dominique Le Mèner, Jean-Claude Lemoine, Jacques Le Nay, Jean-Claude Lenoir,
Jean-Louis Léonard, Gérard Léonard, Jean Leonetti, Arnaud Lepercq, Pierre
Lequiller, Jean-Pierre Le Ridant, Céleste Lett, Mme Geneviève Levy, M.
Gérard Lorgeoux, Mme Gabrielle Louis-Carabin, MM. Lionnel Luca, Daniel Mach,
Richard Mallié, Thierry Mariani, Hervé Mariton, Mme Muriel
Marland-Militello, MM. Alain Marleix, Franck Marlin, Alain Marsaud, Jean
Marsaudon, Hugues Martin, Mme Henriette Martinez, MM. Patrice
Martin-Lalande, Philippe Armand Martin (51), Alain Marty, Jacques
Masdeu-Arus, Jean-Claude Mathis, Bernard Mazouaud, Pierre Méhaignerie,
Pascal Ménage, Christian Ménard, Gérard Menuel, Alain Merly, Denis Merville,
Damien Meslot, Gilbert Meyer, Pierre Micaux, Jean-Claude Mignon, Mme
Marie-Anne Montchamp, M. Pierre Morange, Mme Nadine Morano, MM. Pierre
Morel-A-L'Huissier, Jean-Marie Morisset, Georges Mothron, Etienne Mourrut,
Alain Moyne-Bressand, Jacques Myard, Jean-Marc Nesme, Jean-Pierre Nicolas,
Yves Nicolin, Hervé Novelli, Jean-Marc Nudant, Patrick Ollier, Dominique
Paillé, Mmes Bernardette Païx, Françoise de Panafieu, M. Robert Pandraud,
Mmes Béatrice Pavy, Valérie Pecresse, MM. Jacques Pélissard, Philippe
Pemezec, Pierre-André Périssol, Bernard Perrut, Christian Philip, Etienne
Pinte, Michel Piron, Serge Poignant, Mme Bérengère Poletti, M. Axel
Poniatowski, Mme Josette Pons, MM. Daniel Poulou, Bernard Pousset, Daniel
Prévost, Christophe Priou, Jean Proriol, Didier Quentin, Michel Raison, Mme
Marcelle Ramonet, MM. Eric Raoult, Jean-François Régère, Frédéric Reiss,
Jean-Luc Reitzer, Jacques Remiller, Marc Reymann, Dominique Richard, Mme
Juliana Rimane, MM. Jérôme Rivière, Jean Roatta, Camille de Rocca Serra,
Vincent Rolland, Jean-Marie Rolland, Serge Roques, Philippe Rouault,
Jean-Marc Roubaud, Michel Roumegoux, Max Roustan, Xavier de Roux, Martial
Saddier, Francis Saint-Léger, François Scellier, André Schneider, Bernard
Schreiner, Jean-Marie Sermier, Yves Simon, Jean-Pierre Soisson, Michel
Sordi, Frédéric Soulier, Daniel Spagnou, Alain Suguenot, Mmes Michèle
Tabarot, Hélène Tanguy, MM. Jean-Charles Taugourdeau, Guy Teissier, Michel
Terrot, Mme Irène Tharin, MM. Jean-Claude Thomas, Dominique Tian, Jean
Tiberi, Alfred Trassy-Paillogues, Georges Tron, Jean Ueberschlag, Léon
Vachet, Mme Liliane Vaginay, MM. Christian Vanneste, François Vannson, Alain
Venot, Mme Béatrice Vernaudon, MM. Jean-Sébastien Vialatte, René-Paul
Victoria, François-Xavier Villain, Philippe Vitel, Gérard Voisin, Michel
Voisin, Jean-Luc Warsmann, Laurent Wauquiez, Gérard Weber, Mme Marie-Jo
Zimmermann et M. Michel Zumkeller
NON-VOTANT(S): M. Jean-Louis Debré (Président de l'Assemblée nationale)
GROUPE : SOCIALISTE (150)
POUR : 2
MM. William Dumas et Jérôme Lambert
CONTRE :134
Mmes Patricia Adam, Sylvie Andrieux, MM. Jean-Marie Aubron, Jean-Marc
Ayrault, Jean-Paul Bacquet, Jean-Pierre Balligand, Gérard Bapt, Claude
Bartolone, Jacques Bascou, Christian Bataille, Jean-Claude Bateux,
Jean-Claude Beauchaud, Eric Besson, Jean-Louis Bianco, Jean-Pierre Blazy,
Serge Blisko, Patrick Bloche, Jean-Claude Bois, Daniel Boisserie, Maxime
Bono, Augustin Bonrepaux, Jean-Michel Boucheron, Pierre Bourguignon, Mme
Danielle Bousquet, MM. François Brottes, Jean-Christophe Cambadélis, Thierry
Carcenac, Christophe Caresche, Mme Martine Carrillon-Couvreur, MM. Laurent
Cathala, Jean-Paul Chanteguet, Michel Charzat, Alain Claeys, Mme
Marie-Françoise Clergeau, MM. Gilles Cocquempot, Pierre Cohen, Mmes Claude
Darciaux, Martine David, MM. Jean-Pierre Defontaine, Marcel Dehoux, Michel
Delebarre, Bernard Derosier, Michel Destot, Marc Dolez, François Dosé, René
Dosière, Julien Dray, Tony Dreyfus, Pierre Ducout, Jean-Pierre Dufau,
Jean-Louis Dumont, Jean-Paul Dupré, Yves Durand, Mme Odette Duriez, MM.
Henri Emmanuelli, Claude Evin, Laurent Fabius, Albert Facon, Jacques Floch,
Pierre Forgues, Michel Françaix, Mme Geneviève Gaillard, M. Jean Gaubert,
Mmes Nathalie Gautier, Catherine Génisson, MM. Paul Giacobbi, Joël Giraud,
Jean Glavany, Gaëtan Gorce, Alain Gouriou, Mmes Elisabeth Guigou, Paulette
Guinchard, M. David Habib, Mme Danièle Hoffman-Rispal, MM. François
Hollande, François Huwart, Jean-Louis Idiart, Mme Françoise Imbert, MM. Eric
Jalton, Serge Janquin, Armand Jung, Jean-Pierre Kucheida, Mme Conchita
Lacuey, MM. François Lamy, Jack Lang, Jean Launay, Jean-Yves Le Bouillonnec,
Mme Marylise Lebranchu, MM. Jean-Yves Le Déaut, Jean-Yves Le Drian, Michel
Lefait, Jean Le Garrec, Jean-Marie Le Guen, Patrick Lemasle, Mme Annick
Lepetit, MM. Bruno Le Roux, Jean-Claude Leroy, Mme Martine Lignières-Cassou,
MM. François Loncle, Bernard Madrelle, Louis-Joseph Manscour, Philippe
Martin (32), Didier Mathus, Jean Michel, Didier Migaud, Mme Hélène Mignon,
MM. Arnaud Montebourg, Henri Nayrou, Alain Néri, Mme Marie-Renée Oget, MM.
Michel Pajon, Christian Paul, Christophe Payet, Germinal Peiro, Jean-Claude
Perez, Mme Marie-Françoise Pérol-Dumont, MM. Paul Quilès, Simon Renucci, Mme
Chantal Robin-Rodrigo, MM. Alain Rodet, Bernard Roman, René Rouquet, Michel
Sainte-Marie, Henri Sicre, Dominique Strauss-Kahn, Mme Christiane Taubira,
MM. Philippe Tourtelier, Daniel Vaillant, André Vallini, Manuel Valls,
Michel Vergnier, Alain Vidalies, Jean-Claude Viollet et Philippe Vuilque
ABSTENTION: 1
M. Guy Lengagne
(c) Charb
Depuis la loi sur la sécurité au quotidien (LSQ), les délires sécuritaires de Julien Dray et de ses amis paralysent le PS et empêchent une ligne claire et ambitieuse sur les questions de sécurité.
On le sait, le sarkozysme soft de la direction du PS (en la personne de Delphine Batho et aujourd'hui de Ségolène Royal depuis son excursion en banlieue) ne ne mènera nulle part sauf peut être dans le mur version 21 avril 2002.
Les camarades (strausskistes) du Val-de-Marne ont organisé cette semaine un débat avec Mucchielli pour tordre le coup aux idées reçues matraquées par TF1 et l'UMP. Une initiative à reproduire partout et un boulevard pour défoncer Royal en section !