En attendant le compte rendu du meeting parisien d'hier soir, voici une nouvelle invitation pour les internautes franciliens

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DSK2007
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En attendant le compte rendu du meeting parisien d'hier soir, voici une nouvelle invitation pour les internautes franciliens


Lu sur dsk2007.net
Constat :
L’Europe est en panne, en quête immobile de son destin.
Depuis les « non » français et néerlandais, qui, au-delà de la réponse à la question référendaire, ont traduit un rejet des gouvernements conservateurs nationaux en place, la perspective d’une Europe politique s’étiole au fil des renoncements et des compromis sans ambition.
Le « Plan B », présenté comme une solution de secours immédiate prévue par les autorités européennes et nationales, n’était qu’une illusion de campagne. La réalité est plus cruelle : aucune initiative significative n’a été prise depuis un an, aucune relance sérieuse ne se dessine, et de nombreux gouvernements en Europe, dirigés par les conservateurs et comptant parfois dans leurs rangs des ministres d’extrême-droite, se réjouissent plus ou moins discrètement de cette torpeur pleine d’effroi.
Chercher à faire passer le Traité constitutionnel en force, comme le souhaite Nicolas Sarkozy, serait une grave erreur. La majorité des Français a dit « non » et ce vote doit être respecté. Nous ne reviendrons pas sur la volonté exprimée dans les urnes. Le « non » nous oblige à réconcilier l’Europe avec les citoyens. Il exige des réponses aux attentes exprimées par les Français.
Première attente : l’Europe doit tenir ses promesses en matière d’emploi et de croissance. L’europe est une des zones où la croissance, qui conditionne la création d’emplois, est la plus faible. Nous avons pris beaucoup de retard pour emprunter le passage vers l’économie de la connaissance, porteuse dans le champ économique de forte valeur ajoutée comme de hauts salaires et dans le champ social d’émancipation et de reconnaissance professionnelle. Des objectifs ambitieux ont été fixés en la matière dans le cadre de la « stratégie de Lisbonne », mais les outils pour la mettre en œuvre nous manquent aujourd’hui.
Deuxième attente : l’Europe ne protège pas assez le citoyen face aux nouveaux risques sociaux, comme les délocalisations ou les ruptures dans les parcours professionnels. Si seule l’Union Européenne a la taille critique nécessaire pour peser sur la mondialisation, les politiques européennes souffrent aujourd’hui d’un déséquilibre flagrant : la concurrence, qui n’est d’ailleurs parfois qu’apparente, y est privilégiée, au détriment des politiques sociales, économiques et industrielles. Une autre articulation doit donc être trouvée pour bâtir un véritable modèle social européen.
Troisième attente, enfin : l’Europe est trop éloignée des citoyens, ceux-ci n’ont pas de prise réelle sur les décisions. Alors que la décentralisation ne cesse de rapprocher les citoyens de leurs élus, que les Français s’expriment et veulent peser sur les politiques qui affectent leurs vies, l’Europe paraît souvent trop lointaine, trop abstraite. Il manque à l’Europe et à ceux qui l’incarnent une légitimité politique indiscutable. Il manque une vision clairvoyante de l’avenir, le nôtre et plus encore celui de nos enfants ou petits-enfants. Il manque un esprit de responsabilité pour dire et montrer clairement la destination et le chemin. Il manque enfin une méthode rigoureuse et cohérente.
Propositions
C’est le destin exceptionnel de la France d’être une force porteuse d’utopie qui promeut au-delà de ses frontières les valeurs et principes proclamés par la Révolution française. Elle a contribué, par son rôle moteur dans la construction européenne, au rapprochement des peuples et à l’amélioration de leurs conditions de vie. Parce qu’elle reste au cœur du dispositif européen, elle doit reprendre l’initiative, reconquérir son influence, affirmer l’envergure de ses ambitions.
Les intérêts de notre pays ne doivent pas être frileusement opposés à ceux de nos partenaires européens mais courageusement conjugués, pour entraîner vers le haut, par une valorisation intelligente et concertée de nos atouts respectifs, l’ensemble des Etats-membres de l’Union européenne.
Pour cela, l’Europe politique et sociale représente une contrepartie indispensable et urgente à l’Europe économique.
Seule une initiative progressiste permettra à l’Europe de sortir de l’impasse. Il faut construire une Europe des citoyens. Avec eux et pour eux, une relance progressiste de l’Europe est possible.
Proposition 1
Il faut bâtir l’Europe sociale du XXIe siècle, qui émancipe et qui protège, grâce notamment à :
la création d’un revenu minimum européen marquant la solidarité des citoyens européens entre eux et affirmant leur égale dignité ;
la sécurité sociale professionnelle pour protéger contre la précarité ou les ruptures professionnelles et renforcer l’employabilité des individus ;
un fonds européen pour la petite enfance afin de combattre les inégalités sociales à la racine et aider tous les citoyens à trouver leur place dans « l’économie de la connaissance ».
Proposition 2
Il faut mettre en place un véritable gouvernement économique de l’Europe. L’Europe existe, elle doit être gouvernée avec :
un « Conseil des ministres pour la croissance » chargé de mettre en oeuvre une politique économique active, avec un budget orienté sur les dépenses d’avenir : recherche, enseignement supérieur et réseaux de transport européens ;
un Eurogroupe renforcé (réunion des ministres des finances de la zone euro), capable de coordonner efficacement la politique budgétaire et fiscale, et représenté par un Ministre des Finances européen.
Proposition 3
Bâtir l’Europe des citoyens. Sans même en être conscients, nous vivons un moment unique dans l’Histoire. Pour la première fois, le continent européen est entièrement démocratique. C’est à nous, aux peuples d’Europe, de poursuivre ce mouvement en achevant la démocratisation des institutions européennes :
la Commission doit être élue par la majorité du Parlement Européen et en son sein afin d’établir un lien direct entre les citoyens et les gouvernants ;
le choix du Président de la Commission deviendra ainsi un enjeu majeur des élections européennes, dont le résultat devra être annoncé simultanément dans toute l’Europe ;
une partie des sièges au Parlement devra être réservée à des listes paneuropéennes, mêlant des candidats originaires de plusieurs pays, pour donner au débat une dimension véritablement européenne ;
afin de permettre l’émergence d’un véritable citoyen européen, il faut intensifier les échanges universitaires, renforcer l’enseignement des langues et créer une grande chaîne européenne de télévision publique, pour que chacun puisse connaître et comprendre l’Europe.
La crise de l’Europe n’est pas une fatalité. Une nouvelle dynamique progressiste est possible, dont la France, lorsqu’elle sera enfin dirigée avec audace et sérieux, peut prendre l’initiative.
Ensemble, construisons une Europe du citoyen, pour le citoyen.

tout est dit !

Du nouveau dans la blogosphère strausskiste :
http://dskdanslapresse.blogspirit.com/
http://lepayssalonais.avecdsk.net/
Toujours en direct de dsk2007.net
Constat :
Les nouvelles inégalités sont avant tout territoriales. Le lieu de naissance ou de résidence est devenu peu à peu plus discriminant que la classe sociale.
Notre pays se divise désormais schématiquement en trois types de territoires urbains.
D’un côté, les centre-villes, où se sont « réfugiées » les familles aisées. Ces familles, coupées du reste de la société, habitent dans des quartiers qui concentrent tous les avantages - réseau social, écoles de haut niveau, qualité de l’environnement urbain, sécurité, densité des services publics et des équipements culturels.
A l’opposé, les cités, où sont reléguées les classes populaires, réunissent tous les handicaps : pauvreté, chômage de masse, échec scolaire, concentration des populations immigrées les plus fragilisées, dégradation des logements, faiblesse des équipements publics et désertion des services de proximité, absence de transports publics, insécurité.
Au milieu, les vastes zones péri-urbaines, où résident les classes moyennes. Leurs habitants rêvent de pouvoir rejoindre les territoires aisés mais en sont interdits ou en ont été chassés par la barrière invisible du prix de l’immobilier. Ils craignent à l’inverse d’être rattrapés par les plus pauvres, d’ici et surtout d’ailleurs, qu’ils perçoivent comme une menace pour leur sécurité et la qualité de scolarisation de leurs enfants. Cette menace est ressentie d’autant plus vivement qu’ils peuvent apercevoir les barres HLM, symboles urbains d’exil social, depuis leur lieu de résidence. Prisonnières de cet entre-deux, placées dans une situation instable, aspirant à la promotion sociale mais craignant la relégation, les classes moyennes se sentent oubliées des pouvoirs publics.
Ce cloisonnement géographique qui s’opère entre « nantis », « oubliés », et « exclus », répartis sur des territoires clairement séparés, produit et entretient l’immobilité sociale. Dans un pays où les inégalités sont figées par le territoire d’appartenance, tout semble joué d’avance, le destin de chacun gravé dans son adresse. La République se fragmente, les populations des différents territoires se tournent le dos ou s’observent avec crainte, la France, offrant des conditions trop dissemblables pour être encore capable de rassembler autour d’une espérance ou de valeurs communes, ne fait plus société.
Proposition :
LE PRINCIPE
Lutter contre la ségrégation territoriale : c’est la première des priorités si nous voulons bâtir une société juste. La République doit « faire société » à nouveau. Il s’agit tout à la fois de redonner à terme aux territoires en déshérence un cadre de vie offrant au plus près les atouts et attractivité des centre-villes et de permettre une réelle mobilité géographique à l’ensemble de la population.
PREMIER OBJECTIF : INVESTIR MASSIVEMENT DANS LES QUARTIERS POPULAIRES
Les quartiers populaires doivent devenir des quartiers de réussite. Il faut une « discrimination positive territoriale » : « donner plus à ceux qui ont moins », plus de capital public aux quartiers qui ont moins de capital individuel. On doit dépenser plus d’argent par habitant à Vaux-en-Velin qu’à Neuilly, et non le contraire ! Propositions :
Refondre la fiscalité locale au profit des quartiers populaires. La fiscalité locale est une « trappe à pauvreté ». Il doit y avoir des communes riches pour les quartiers pauvres. Deux réformes principales : 1/ supprimer la taxe d’habitation, qui est faible dans les quartiers populaires à faibles revenus, et la remplacer par une dotation « démographique » de l’Etat ; 2/ généraliser la taxe professionnelle unique (TPU) par bassin d’emploi, afin que la commune de travail, qui concentre l’ensemble des produits de la taxe, la redistribue aux communes d’habitat, qui hébergent les travailleurs assurant sa richesse.
Concentrer la politique de la ville sur les 5% des communes les plus pauvres et financer les services publics locaux : au-delà de la rénovation des barres dégradées, les écoles, les services publics de proximité (sportifs, culturels), les jardins, la voirie, les transports publics, la sécurité...
Renforcer les zones d’éducation prioritaires (ZEP).
Développer les logements de qualité - zones pavillonnaires et logements intermédiaires.
SECOND OBJECTIF : UNE POLITIQUE DE MIXITE SOCIALE RADICALE DANS LES QUARTIERS FAVORISES
L’ascenseur social est d’abord, aujourd’hui, un « ascenseur territorial ». C’est pourquoi il faut aussi permettre la mobilité territoriale vers les territoires de la réussite. Cela nécessite une politique radicale de mixité sociale.
Renforcer les amendes en cas de non-respect des quotas de logements sociaux par les communes (« article 55 loi SRU »).
Etendre les quotas de logements sociaux à la promotion immobilière privée. Les moyens publics sont limités. Il est impossible pour une commune de financer seule l’achat ou la construction massifs de logements sociaux dans ses quartiers aisés, où le prix de l’immobilier est très élevé. L’idée est de faire aussi porter cette responsabilité de mixité sociale sur le privé, comme le fait Bertrand Delanoë sur Paris.
Etendre les quotas de logements sociaux aux copropriétés existantes. Soit par achat public en « diffus » (préemption d’appartements dans les copropriétés), soit en imposant aux copropriétés privées d’organiser la mixité sociale en leur sein.
Interdire les ventes à la découpe.
L'avantage quand on est de gauche et pas réformiste c'est qu'on a le choix dans les candidatures à la présidentielle : José Bosé a annoncé à Libé aujourd'hui qu'il était partant.
Une nouvelle qui confirme un peu plus l'état de la gauche française.
50 candidats et la sécurité qui revient sur le devant de la scène, qui a dit "remake de 2002" ?
En attendant ça me rappelle une chanson "à deux c'est une tendance... à trois c'est la scission"...
Vu sur dsk2007 : DSK propose un nouveau souffle idéologique au socialisme pour le XXIème siècle.

Constat :
La social-démocratie européenne est en panne. Elle ne sait plus quelles réponses apporter à une question clef de l’identité socialiste : « qu’est-ce qu’une société juste ? »
Elle s’est avérée incapable de lutter efficacement contre les mutations du capitalisme contemporain qui ont profondément creusé les inégalités. Elle ne propose pas de solutions à long terme pour répondre aux enjeux démographiques et aux nouvelles attentes sociales. Elle ne protège plus les citoyens face aux excès du marché.
Pour garantir une société juste, les socialistes français et européens doivent renouveler leur corpus idéologique et élaborer de nouveaux modes d’action adaptés à la réalité économique d’aujourd’hui. Nous devons jeter les fondations d’une social-démocratie moderne. Elle s’incarnera dans une triple vision du socialisme qui aura pour horizon l’Europe.
Selon qu’il naît à Neuilly, Montrouge ou Sarcelles, un enfant ne bénéficiera pas des mêmes chances de réussir. L’ascenseur social français est en panne. Pire, c’est le descenseur social qui est à l’œuvre, faisant craindre que nos enfants ne vivent demain dans un monde plus difficile et plus inégalitaire encore.
Propositions :
- Le socialisme de la redistribution.
Face au creusement des inégalités, il faut renforcer le socialisme de la redistribution. La capacité redistributive de l’Etat Providence est mise à mal. Pire, notre système renforce les inégalités au lieu de les corriger. Les écarts de revenus disponibles entre les plus aisés et les plus modestes s’accroissent. Il faut donc engager des réformes profondes.
La gauche a longtemps répondu par la seule logique de la redistribution. Le principe en était simple : redistribuer les richesses pour réparer a posteriori les dégâts sociaux causés par le marché. Bien sûr, il nous faut continuer dans la voie de ce socialisme de la redistribution et même le renforcer. Mais cela ne suffit plus. Cela ne suffit plus parce que l’Etat-providence a atteint les limites de ses capacités redistributives. Cela ne suffit plus parce que ce modèle ne prend pas en compte les inégalités de départ dont souffrent les individus. Au contraire, il a tendance à les légitimer, voire à les aggraver. Il nous faut aujourd’hui adapter nos moyens d’action à la réalité d’un capitalisme qui a changé de visage, et d’échelle.
- Le socialisme de la production.
Nous ne devons plus nous contenter de réparer les dégâts après qu’ils soient apparus. N’ayons pas peur de « mettre les mains dans le cambouis », d’intervenir au sein même du système productif. Il faut attaquer les inégalités là où elle se créent : c’est le socialisme de la production. De nombreuses pistes sont à explorer dans ce sens : la démocratie sociale, la régulation des licenciements économiques, la sécurisation des parcours professionnels, la législation sur les accidents de travail, etc.
- Le socialisme de l’émancipation.
Le marché n’est pas la seule source des inégalités. Les nouvelles inégalités sont des inégalités de départ, qui dépendent du territoire où l’on naît. Pour renouer avec une réelle égalité des chances, qui doit être le premier combat de tous les socialistes, nous proposons de bâtir un nouveau socialisme : le socialisme de l’émancipation. Il s’agit dorénavant d’agir a priori, d’attaquer les inégalités à la racine, avant même qu’elles ne se créent. Cette lutte est fondée sur un principe simple : il faut donner plus à ceux qui ont moins. Donner plus de capital public à ceux qui ont moins de capital social. C’est un grand retour aux services publics que nous proposons : le socialisme de l’émancipation passe par des réformes novatrices en matière d’éducation, de logement, d’urbanisme, de santé.
Deux conditions sont nécessaires à la mis en œuvre de ces trois socialismes. D’abord, la croissance, parce que c’est avec elle que les Français reprendront confiance dans l’avenir. Ensuite l’Europe, aujourd’hui en panne. Il nous faut la relancer : elle est la seule à avoir la taille suffisante pour peser sur les enjeux contemporains. L’avenir de la France passe par l’Europe.
Socialisme de la redistribution, socialisme de la production, socialisme de l’émancipation : voilà les trois piliers sur lesquels nous voulons bâtir la social-démocratie française. Le réformisme de gauche n’est pas condamné à l’accompagnement social du libéralisme. Il peut et doit être un « réformisme radical ».
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